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le syndrome 2 heures moins 10

"Les choses, en générale, "sont", mais leur être consiste à manifester leur essence.L'Etre passe en l'Essence; on peut exprimer ceci en disant: "l'être présuppose l'Essence."" (Hegel)

 "Mais si le dépassement vers l'essence constitue le caractére premier de l'être et si l'entendement se borne à "déterminer et à persévérer dans les déterminations"(Hegel),on ne voit pas comment, précisement, il ne détermine pas l'être comme "consistant à manifester"(Hegel).(Sartre).

Donc : L'essence détermine l'être qui manifeste son essence.

 Le désaccord détermine la grève qui manifeste son désaccord. Je m'explique: Le désaccord est l'essence de la grève. Or si la grève est essentielle, c'est parce qu'elle est manifestement desaccordée d'avec ce qui tente de déterminer les gréviste, donc ce sont les grévistes qui veulent se déterminer par leur manifestation plutôt que de se laisser determiner extérieurement comme si leur essence précédait leur existence. "l'existence précède l'essence."(Sartre).   

10.2.06 02:16


Experience du délire n°2

Le délire conscient et volontaire est bien senti comme ayant un sens: ce qui fait qu'il est délire, c'est que la forme de son développement est pur élan interne. On cherche un passage, et, dès ce passage sentit, le délire s'y engouffre dans un déploiement de langage.
9.2.06 22:33


Experience du délire n°1

Il y a là où l'on sent que l'on délire; il y a la où l'on sent que l'on dit une bêtise. Le délire transporte; la bêtise consciente est le sable mouvant de notre écriture, ici de notre délire.  

9.2.06 22:29


Lacan : fonction de signe.

"Si le discours du sujet pouvait, à la rigueur et à l'occasion, être mis entre parenthèses dans la perspective initiale de l'analyse pour la fonction de leurre, voire d'obstruction, qu'il peut remplir dans la révélation de la vérité, c'est au titre de sa fonction de signe et de façon permanente qu'il est maintenant dévalué." Ecrits 1, J. LACAN, p 336.

Le sujet parle et ce qu'il dit s'en va loin d'une vérité qui ne peut éclore que de sa dévaluation.

Ce qui nous leurre, c'est ce avec quoi on voudrait que se mari ce qu'il y a à révéler, à savoir une vérité. C'est ici le discours du sujet qui irait jusqu'à en barrer l'accès - à cette révélation de la vérité. Il faut donc d'une manière où d'une autre faire taire ce discours pour qu'ailleurs l'analyste puisse décapsuler ce pour quoi le sujet est là. La vérité du sujet se trouve ailleurs que dans le sujet du discours.

Mais ce n'est pas seulement parce que le discours du sujet peut opérer parfois comme bouchon du Vésuve qu'il y a dévaluation de la monnaie discours conscient du sujet, mais cette fois au titre de sa fonction de signe, ce qui se sous-titre de son caractère de constante, sa permanence.

Et l'on passe de l'une à l'autre de ces dévaluations par un changement de perspectives où l'analyste miroite, insaisissable en tout cas au discours du sujet.

Qu'est ce que la fonction de signe du discours du sujet? Le signe, c'est ce signifiant qui renvoie à sa signification. Chez Lacan, le signifiant, c'est quelque chose d'important. alors pourquoi pas, disons: c'est en tant que le signe renvoie à une signification que ce signe est ce dont on doit se défaire pour qu'une vérité soit révélée. Et ce qu'il y a à garder du discours du sujet, c'est ce qui du signe est le signifiant.

Le signifiant rejoint alors un monde où il renvoie à lui-même, où plutôt aux autres signifiants. Le signifiant, c'est le mot lui-même en tant que phonème. Le monde des signifiants, c'est ce monde des jeux de mots, et s'il est joué aux dépens du sens immédiat du discours du sujet, il permet à l'analyste de jouer son jeux dans le monde de la vérité.

9.2.06 21:20


OBJET DU BLOG :

    Le blog repose sur l'idée que la pensée n'est pas le contraire du délire mais est un délire exigent. Tout n'a pas un sens mais tout peut prendre un sens quitte à le subtiliser au détour d'un guét-apent.
Nos professeurs nous apprennent à ne pas céder à nos délires d'interprétation. Nous voulons montrer que le délire est une véritable rampe de lancement de toute compréhenssion philosophique. Il y a un nerf évolutif du délire: Dans le délire on finit par concevoir ce que l'on ne concevait pas, ce que l'on ne pouvait pas concevoir avant. Et c'est par ce biais que le délire peut prendre conscience de lui-même, et se métamorphoser en véritable pensée. Mais le délire c'est aussi ce qui prend le risque de ne jamais pouvoir devenir pensée, de ne jamais pouvoir penser, se penser et c'est en ce sens que la pensée acquiert sa signification toute existentielle (une pensée, c'est ce qui n'est jamais donnée d'avance et c'est donc ce qui existe après un long délire).
Notre commentaire se veut la reproduction de tout le cheminement de la philosophie en tant qu'elle a necessairement été un long et large bloc de délire.

8.2.06 02:00





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